1.La Belgique et les arts
Le dix neuvième siècle sera marqué au plan architectural par le courant « art nouveau »(équivalent belge du « Jugendstiel » ou du mouvement « Sécession » à Vienne)
dont la figure de proue est Victor Horta qui s’inspira des serres royales de Laeken, œuvre de A.Balat réalisée à la demande de Léopold II, où l’on intègre le travail du fer et du verre, et aussi le végétalisme (travail des matériaux immitant les tiges et branches). Les serres furent la réalisation finale de la politique que Léopold II mena sur le plan architectural non seulement à Laeken et à Bruxelles mais aussi à Ostende et Tervueren. Elles sont composées de deux parties, le plateau des palmiers et le complexe du jardin d’hiver et forment un ensemble uni et couvert d’une longueur d’un kilomètre.
On doit à Horta,-donc maître incontesté de ce mouvement dont la maison musée se trouve à Ixelles au 23-25 rue américaine et à propos de laquelle elle lui avait permis d'atteindre « le sommet de son bonheur »-, le palais des Beaux-Arts et le musée de la bande dessinée,les grands magasins « A l’innovation » (1901, détruits lors d’un incendie peut-être criminel le 22 mai 1967), des maisons de maître comme l’hôtel Tassel sis rue Janson 6, à Saint Gilles et l’hôtel Solvay où même le mobilier encore d’origine est fabriqué sur mesure, le bâtiment qui abrite le musée de la BD rue des sables (1906),la maison Autrique (1893 située au 266, chaussée de Haecht), l'hôtel Van Eetvelde, ainsi que la maison du Peuple démolie en 1966-qui par sa construction en fer et en verre, présentait un caractère exceptionnellement élégant et osé ainsi que l’hôpital Brugmann ,le Musée des beaux-Arts de Tournai et la Gare centrale de Bruxelles.
L’œuvre de Horta est une œuvre originale, gracieuse et lyrique, avec des arabesques fantasques (style nouille, coup de fouet et anguille) et une profusion de décorations intégrant le verre et le métal influencé en cela par les architectes français Labrouste et Dutert. Il dut s'adapter du style éclectique à Gand, sa ville natale, à l'art nouveau puis à l'art déco et au modernisme.
Wolfers né en 1858 est un des maîtres de ce mouvement avec ses sculptures et cristalleries réalisées par la manufacture du Val Saint Lambert à Herstal. On lui doit « les magasins Wolfers » rue d’Arenberg. Jules Brunfaut a construit vers 1903 l’hôtel Hannon (avenue de la Jonction, 1) dont l’intérieur est une ode à la lumière, à l’harmonie des couleurs et à la douceur de vivre. Gustave Serrurier-Bovy est un des maîtres de l'application de l'art nouveau dans l'ameublement et les arts appliqués.Sa villa « l'Aube » à Cointe sur les hauteurs de Liège témoigne d'une nouvelle conception rationnelle de l'architecture.
Paul Hankar (maison sise au 71, rue Defacqz et hôtel Ciamberlani près de la place du Châtelain) Henri Vandevelde , Gustave Strauven (constructions à Schaerbeek, notamment la maison Saint Cyr au square Ambiorix) sont d’autres figures de proue. Ce dernier a créé en 1938 l’école d’architecture de la Cambre sur le site de l’abbaye du même nom alors que les écoles St Luc (St Gilles,Ramegnies-Chin,..) furent créées par des architectes catholiques pour remettre à l'honneur le style néo-gothique.
Dans ce même mouvement, on doit à l’architecte Hoffman dans la tradition de la Sécession viennoise le palais Stoclet au 279 de l’avenue de Tervueren dont on vient de classer aussi les meubles.
L'hôtel Empain, aussi appelé villa Roosevelt (car sise avenue Roosevelt) a été construit à la demande de Louis Empain par l'architecte suisse Michel Polak et constitue un exemple du style art-déco; un homme d'affaires arménien vient de le racheter pour y exposer sa collection art-déco.
L’avidité des promoteurs immobiliers peu scrupuleux a détruit beaucoup de maisons « art nouveau » à Bruxelles qui en comptait 1500.La maison «Cauchies» (par Paul Cauchies) comporte une façade sur laquelle on peut voir le plus grand sgraffite d’Europe représentant les 9 muses de l’art. Cet artiste est fasciné par l’art des estampes.( Beaucoup de sgrafittes se trouvent aussi sur des façades de maison à Schaerbeek.). Citons aussi Ernest Blérot à qui l'on doit une série de 11 maisons dans le quartier Saint Boniface à Ixelles et l'immeuble qui abrite la brasserie « la porteuse d'eau » au Parvis de Saint Gilles.(rue Vanderschrik)
Dans cette mouvance de l'art nouveau, sont issus aussi Saintenoy, Léon Govaerts, Henri Jacobs, les frères Delune ( avenue des Eperons d'Or, 3 à Ixelles), René Van Zelle,...
A noter que suivit à ce mouvement après 1918 l'art déco (cfr « Palais de la folle chanson » où l'angle est traité en arrondi et rotonde, près de la Cambre) et ensuite le mouvement social du « modernisme », mené par des architectes idéologues comme « Le Corbusier » en France (« la cité radieuse »), s'inspirant du communisme , cherchant une architecture qui équilibrait volumes et lignes, et qui rejetait les greniers (symbole de conservatisme). En Belgique, ce mouvement est représenté par Louis Herman-De Koninck, apôtre de l'architecture moderne qui construisit sa maison personnelle sise 105, avenue Fond'Roy.
Avec Henri Beyaert et Charles-Emile Janlet, Jules-Jacques Van Ysendijck(1836-1901) promouvra un style « national » propre à glorifier l'indépendance du jeune état belge et inspiré des styles de la Renaissance dans les Pays-Bas espagnols. Il a suivi les cours des célèbres architectes Tilman-François Suys et Auguste Payen à l'académie de Bruxelles et tout en suivant les cours de l'école des Beaux Arts de Paris est entré dans l'atelier de Jean-Pierre Cluysenaar. On lui doit notamment la Collégiale Notre-Dame de Namur, et à Bruxelles, l'église Saint Pierre et Guidon (Anderlecht), l'église de la Trinité (Ixelles) et l'église Notre-Dame des Victoires du Sablon. Tandis qu'on doit à Montoyer le théâtre du Parc, le palais de Laeken et le 16 rue de la Loi, résidence du premier ministre.
Au plan de la peinture et de la littérature(on a déjà parlé supra de Rubens et de son école anversoise fin 17è, début 18è), à la fin du XIXè une dissension apparaît entre le mouvement de La Jeune Belgique (dirigée par Max Waller, surnommé « l'organisateur des lettres nationales en Belgique ») et celui du Coq rouge.
La revue « van nu en straks » polarisa la vie littéraire flamande dont le poète Guido Gezelle (« O ! ‘t ruisen van het ranke riet (le bruissement du roseau creux))» avait provoqué le réveil. Le suivront comme grands poètes Karel van de Woestijne et Théodor van Rijswijck. Stijn Streuvels dès 1896 se révéla comme le plus éminent prosateur de ce mouvement. Citons aussi en 1906 le roman d’Auguste Vermeylen « de wandelende Jood », « le juif errant », qui en adaptant à la culture flamande un mythe traduit dans des littératures étrangères et dans le « Fliegende Hollander » (le vaisseau fantôme) de Wagner, pose la question de la faute, de Dieu et du sens de la vie.Son buste se trouve sur l'avenue des frères Legrain à Woluwé St Pierre où figure sa citation de 1896 « wij zullen het land schooner maken ».
Frederik van Eeden est l’auteur du livre “de kleine Johannes”rempli de lutins.( Windekind en kabouters en elfen).
Le mouvement « l’art moderne » sera fondé par Octave Maus et Edmond Picard, -un avocat («je vois le droit très beau») , contributeur aux « Pandectes » et fondateur du « Journal des Tribunaux », qualifié d’antisémite et précurseur du national-socialisme (il parle de la notion « d'âme belge »). A ce titre, Me M. Graindorge a renversé il y a quelques temps son buste au Palais de Justice de Bruxelles. Dans son cabinet, il engagea I. Gilkin, E. Verhaeren et G.Rodenbach.
A ce mouvement, succèdera le groupe des XX qui exposera en 1881 et puis de La libre Esthétique. Parmi ses adeptes, il faut citer le peintre sculpteur Constantin Meunier, et le peintre Félicien Rops, réputé pour ses audaces érotiques (« Pornocratès ») dont le musée se trouve à Namur (expo 2006 au musée Charlier avec Münch). Armand Rassenfosse (1862-1934) fut aussi un artiste à réputation internationale.
Etabli à Paris, il fut à la fois graveur, illustrateur et peintre. Une exposition au Palais des Académies retrace actuellement son œuvre.
Des peintres comme Ensor, originaire d’Ostende («entrée du Christ à Bruxelles»), et Knopff (aux personnages allongés), Vogels (paysages de nature) feront aussi partie de ce mouvement. Hugues van der Goes (1420-1482),connu pour « l’adoration des bergers » un des primitifs flamands les plus connus entrera à la fin de sa vie comme frère convers suite à un trouble mental à l’abbaye du Rouge-Cloître à Auderghem. Jean Gossaert (dit «Mabuse») introduisit le premier dans nos régions les principes fondamentaux de la Renaissance italienne. Il est connu pour « sa vierge à l’enfant » et «la Madonne à la Grappe». On doit à la famille Breughel plusieurs peintres ( le vieux, de velours, le jeune) et à Breughel le vieux notamment « le Dénombrement de Bethléem » et le « Massacre des innocents ». Pieter Breughel est le beau-fils de Pierre Coecke d'Alost aussi connu dans le domaine de la peinture.
Roger de la Pasture (1400-1464) originaire de Tournai et dont le nom sera traduit en néerlandais (Van der Weyden) s’établira à Bruxelles et deviendra le peintre officiel de la ville (cartons des vitraux de St Michel et Gudulle) tandis que à la même époque Jan van Eyck ,le fondateur de la grande école flamande avec R. Campin,peint la très connue «Vierge au chanoine Van der Paele» , ainsi que«la vierge au chancelier Rolin» et surtout «l’agneau mystique» qui est exposé dans la cathédrale Saint-Bavon à Gand. Dieric Bouts, bien que né à Haarlem est un des plus grands maîtres de la peinture flamande (ex.«la Justice d’Othon»). David Teniers(1582-1649)le jeune maître incontesté de la peinture de genre s’attachait à dépeindre des scènes de la vie quotidienne et des kermesses paysannes dans la région de Perk tandis que Jordaens a dépeint des scènes de ripailles (« Le roi boit »). Antoine Van Dijck a produit des portraits de dignitaires britanniques et du roi d'Angleterre.
Philippe de Champaigne ( « le songe d'Elie ») fut ,lui, peintre de Louis XIII et de Richelieu. A citer aussi le portraitiste du 17è Cornelis de Vos.
Mais le plus grand peintre du 16è siècle en Belgique fut sans conteste Pierre Paul Rubens , peintre dès 1609 à la Cour des Archiducs Albert et Isabelle, il réalise en 1620 pour Marie de Médicis des tableaux pour l'embellissement du palais du Luxembourg à Paris.On lui doit notamment la descente de la Croix dans la cathédrale d'Anvers (1611-1614) et l'Adoration des mages (église Saint Jean Baptiste à Malines). Son séjour en Italie au début du siècle le mettra en contact avec la culture et des artistes de ce pays (Le Titien, le Caravage,...)
Henri Blès (qui donne son nom à une rue de Salzinnes, commune fusionnée avec Namur) est un peintre mosan qui dans la première moitié du 16è siècle, introduisit dans la peinture le paysage non plus comme simple ornement mais comme thème central.
Pierre Paulus (1881-1959) fut chef incontesté de la peinture wallonne pendant un demi-siècle.(«maternités»).
Emile Claus vers 1890 se fera connaître comme le peintre de la lumière de même que Rik Wouters, peintre du courant fauviste à la palette lumineuse («la dame au collier d’ambre»), Constant Permeke(paysans ou pêcheurs aux mains épaisses et aux jambes disproportionnées), Albert Servaes (qui s’exila en Suisse car il collabora avec les Nazis) et Fritz van den Berghe fréquenteront l’école de Laethem-Saint-Martin près de Gand, berceau de l’expressionnisme flamand.
Parmi les autres peintres, citons Laermans, Van Rijselberghe («l’homme à la barre» expo en 2006 au palais de Beaux Arts, Spilliaert, Tytgat, Saverijs sans oublier Léonard Misonne considéré comme le plus grand paysagiste belge, chantre du pictorialisme originaire de Charleroi qu’il appelait « le plus vilain pays du monde » et Franz Masereel un peintre et sculpteur qui a donné son nom au «Masereel fonds» (un cercle culturel pour la promotion de la culture flamande). Fernand Khnopff dans le courant symboliste est connu pour ses corps étirés (dont «l’art ou des caresses» illustrant un androgyne se frottant la tête contre un sphinx au corps de guépard). Anto Carte(originaire de Mons, figure majeure de l'expressionisme wallon qui a dessiné quelques vitraux de l'église du Sacré Coeur d'Etterbeek), Buisseret et un autre peintre wallon fonderont le groupe Nervia. Citons aussi Gustave Van de Woestijne, George Minne, Valerius de Saedeleer qui fondèrent l’école de Laethem-Saint-Martin sur la Lys où vinrent s’établir par la suite Gust de Smet, Frits van den Berghe, Albert Servaes et Constant Permeke.
Dans le courant romantique durant la révolution de 1830 citons Gustaf Wappers (1803-1874) qui peignit les journées révolutionnaires sur la Grand Place de Bruxelles,et Antoine Wiertz(1806-1865) (les Grecs et les Troyens se disputant le corps de Patrocle) qui donne son nom à la rue où est sis le Parlement européen, deux peintures se trouvant aux musées royaux des Beaux-Arts de Bruxelles.
On peut y rajouter les Louis Gallait,les Nicaise,De Keyser (la bataille des éperons d'or)et Henri Leys.
J.Stevens vers 1892 est le peintre réaliste des chiens (Verboekhoven est un autre peintre animalier) tandis que Alfred Stevens peint des scènes de la vie Mondaine. William Finch, né à Bruxelles de parents anglais est aussi connu pour ses falaises(pointillisme dans « la côte anglaise à Douvres »). Xavier Mellery fait partie du courant idéaliste pronant un retour à l'ordre et l'unité.
Jean-Baptiste Madou (1796-1877) -qui donne son nom à une station de métro à Saint-Josse- est l'auteur de nombreuses lithographies. Charles Degroux-un peintre portraitiste qui décrit dans ses tableaux la misère ouvrière et paysanne (1824-1870)- et Henri de Braeckeleer (peintre anversois 1840-1888) donnent leur nom à deux rues d'Etterbeek.
A noter aussi que le peintre hollandais Vincent Van Gogh (Hollandais) a vécu quelques temps à Cuesmes près de Mons(où un musée rappelle son passage) et à Petit-Wasmes dans le Borinage envoyé comme pasteur protestant, il a voulu partager la condition des mineurs. Il dira alors « le Borinage est aussi pittoresque que le vieux Venise »
C'est là qu'il décida de s'adonner à la peinture.
Magritte (1898-1967) qui dira « l’image n’est pas une réalité mais une illusion » d’où son tableau « ceci n’est pas une pipe » (son musée s'ouvrira à Bruxelles en juin 2009)et Delvaux (connu pour ses gares et ses femmes languissantes et passives et dont le musée est à Saint Idesbald) plus tard seront les figures de proue du courant surréaliste belge. Puis Alechinsky s’illustrera dans le mouvement Cobra 1948-1951 (abréviation de Copenhague-Bruxelles-Amsterdam) qui fut fondé par Christian Dotremont avec trois peintres hollandais du « Nederlandse experimentele Groep » et le Danois Jorn.
Dans cette mouvance citons aussi Marcel Broothaers et Pol Bury qui réalisa la fontaine du Musée des Arts contemporains(MACS) au Grand Hornu et Michel François qui transforme les matériaux bruts en oeuvre d'art. (ex. « La sieste »).
Panamarenko est un artiste modéliste qui intègre la dimension technique, design et technologique et dont quelques œuvres ont été exposées dans le hall d‘accueil du Parlement flamand ainsi qu’au Musée des beaux-Arts. Marcel-Louis Baugniet (1896-1995) est l'un des protagonistes du combat pour la forme pure (« le beau c'est l'utile et la fonction crée la forme »).
Le musée des Arts contemporains (MAC's) s'est établi à l'instigation de Laurent Busine au Grand Hornu dans le Borinage tandis que le « centre d'art contemporain » s'est ouvert le 26 mai 2007 à Forest dans les anciennes brasseries Wielemans-Ceuppens.
Au plan de la sculpture, bien après les sculpteurs baroques du XVIIè Jean del Cour et Pierre Enderlin (cfr abbaye de Floreffe), citons Constantin Meunier 1831-1905 (thème du « Semeur » symbole du travail qui féconde le monde- Monument au travail) et Jef Lambeaux («les passions humaines»)au Cinquantenaire.On lui doit aussi la fontaine de Brabo sur la Grans Place d'Anvers inaugurée en 1887. Georges Minne est notamment l'auteur de la fontaine aux agenouillés qu'on trouve à l'arrière du Parlement fédéral rue de Louvain.
On doit à de sculpteurs brabançons tels que Duquesnoy (distinguer François et Jérôme le père et le frère) , Faid'herbe et Tobie de Lelis les apôtres de la cathédrale St Michel et Gudulle.
D'autres sculpteurs importants sont Pierre Van Dievoet, Gabriel de Grupello, Jean van Delen, Jacques Bergé et Laurent Delvaux.
Idel Ianchelevici est l'auteur du « Monument national au Prisonnier politique » placé aux abords du fort de Breendonk inauguré en 1954 par le roi Baudouin. Daniel Fauville rend visibles dans ses toiles et ses sculptures les archétypes des lieux qu'il fréquente (Charleroi et ses anciens charbonnages). Olivier Strebelle est notamment connu pour son coq qui se trouve dans le jardin de la maison de Jean-Luc Dehaene et pour sa sculpture des jeux olympiques 2008 à Pékin.
Au plan de la littérature, déjà au XIIIème siècle, le «spiegel historiae» de Jacques Van Maerlant (nom d’une chapelle dans le quartier européen)est un œuvre magistrale qui retrace l’histoire du monde. Jan van Ruusbroec , qui s'est établi à Groenendael est l’un des plus illustres auteurs mystiques de tous les temps.(Une chapelle lui est consacrée en la cathédrale St Michel.supra)
En Flandre, l'origine du chant et de la littérature est aussi à rechercher dans la chanson (lied) moyen âgeuse de Egidius(« waer bestu bleven »), la plus connue de la littérature néerlandaise, en 1400 à Bruges.
Il faut citer Fernand Crommelynck ( (1886-1970) «le Cocu magnifique»), Michel de Ghelderode( (1898-1962)dramartuge et conteur, expressioniste à mi-chemin du mysticisme et du fantastique, ses pièces s'inspirent de l'occupation espagnole en Flandre- « la Ballade du Grand Macabre »)) et Herman Tierlinck, Maurice Maeterlinck ((1862-1949)prix Nobel de littérature en 1911 ,on l’appelle le «Shakespeare belge» et c’est l’auteur notamment de l’ « oiseau bleu » et de «Pélleas et Mélisande» pièce qui sera transformée en opéra par Debussy à Paris en 1902). Camille Lemonnier, né en 1844 (-1913) à Ixelles est un des plus grands écrivains belges , il est surnommé le « Zola belge » tandis qu’ Henri Michaux est un écrivain belge du courant surréaliste qui fut aussi poète et peintre. Georges Simenon(1903-1989) est l’écrivain wallon le plus lu au monde, auteur d’une pléthore(plus de 400) de romans policiers dans la série de l’inspecteur Maigret- dont une exposition il y a deux ans a retracé l’œuvre à Liège; sous le pseudonyme de Georges Sim son premier livre s'intitule « le pont des Arches »-.
Il faut aussi citer Stanislas André Steeman ,aussi auteur de romans policiers comme «l’assassin habite au 21» alors que Hercule Poirot est le détective belge des romans d’Agatha Christie et Françoise Mallet-Joris, fille de Suzanne Lilar («la maison de papier») .
Beaucoup plus tôt acquirent de la réputation Félix Timmermans (auteur flamand le plus lu de l'entre deux guerres) les poètes Georges Rodenbach (1855-1898)(«Bruges la morte») et Emile Verhaeren, le «carillonneur de la Flandre» à qui on doit la phrase « Flamand, Wallon sont nos prénoms, Belge est notre nom de famille » , à la poésie empreinte de l'énergie et du lyrisme de la modernité, auquel Albert 1 décernera « le titre de poète national », qui vécut quelques temps au «Caillou qui bique» dans les Honnelles, (région appelée « les Hauts-Pays » entre le Borinage et la frontière française) et qui est enterré le long de l’Escaut à Saint-Amand où un musée lui est consacré. L’invasion de la Belgique lors de la grande guerre exacerba son patriotisme et c’est au terme d’une mission où il s’employait à réunir des fonds pour les mutilés belges qu’il fut écrasé par un train en gare de Rouen.
On a fêté en 2005 le 150ème anniversaire de sa naissance. On peut encore lire certains poèmes gravés dans des pierres à Roisin à proximité de son musée.
Ernest Claes est l’auteur d’un grand nombre de romans et nouvelles inspirés du folklore flamand et de ses souvenirs de guerre(ex. De Witte van Zichem, le « Toine Culot » flamand).
Mais un autre grand écrivain flamand du XXè siècle est Louis Paul Boon (ex. Daens) qui savait mêler des expérimentations formelles à une grande implication dans l'évolution de la société.
Tom Lanoye est romancier contemporain, auteur de théâtre, poète urbain (Anvers) qui veut être flamand pour être Belge; son style, ses influences, ses thèmes sont ceux de la Belgitude et certains de ses héros des « don Quichotte ».
Il est un fait que pas mal d'écrivains aux racines flamandes écrivaient en français. Ils ont vécu leur apogée de la dernière décennie du 19è siècle jusqu'à peu avant la deuxième guerre mondiale:
outre ceux cités quelques lignes plus haut ou plus bas, on peut rajouter Georges Eekhoud (« la Nouvelle Carthage »), Max Elskamp(1862-1931), Franz Hellens, Marie Gevers (1884-1975)(« la Comtesse des Digues »), Paul Neuhuys, Clément Pansaers,Marcel Mariën, Edouard Mesens, Louis Carette (Alias Félicien Marceau), Liliane Wouters, Suzanne Verbist (depuis son mariage Suzanne Lilar- »une enfance gantoise »), Paul Willems (« les miroirs d'Ostende »ou Louis Baillon, Roger Avermaete (« Flamand des vagues »), Patrick Van Gid (Trismus),Werner Lambersy (« Anvers ou les Anges pervers »,...)
Hugo Claus est un autre grand écrivain flamand vivant connu pour son roman « le chagrin des belges » (« Het verdriet van België ») où il décrit l'ambiguité des sentiments flamands durant la deuxième guerre mondiale, pris en tenaille entre la fidélité à la Belgique et la fraternité pangermanique offerte par l'Allemagne nazie.
L’écrivain catholique Frans Weyergans est à citer aussi; son fils François vient de recevoir un prix Goncourt au détriment du Français Michel Houellebecq pour son livre « Trois jours chez ma mère » soit le quatrième prix pour un Belge après Charles Plisnier originaire de Ghlin-lez-Mons en 1937 pour «Faux passeports», F. Walder pour «St Germain ou la négociation », Beatrix Beeken 1952 pour « Léon Morin, prêtre » et Didier van Cauwelaert pour «un aller simple». Les règles d’orthographe du français ont été mises au point par Maurice Grévisse.
Achille Chavée est l’un des grands poètes belges du mouvement surréaliste (rupture) avec Paul Nougé,Camille Goemans,Marcel Lecomte (qui donne son nom à une rue de Wépion où se trouve le centre spirituel des Jésuites « la Pairelle » ) et Louis Scutenaire. Jeanine Moulin est l’auteur de « huit siècles de poésie féminine ».
On doit à Dominique Rolin « la maison, la forêt », à André Baillon(1875-1932) « par fil spécial »,à Marcel Thiry (1898-1977) « soldat belge à l'armée russe : récit de campagne d'une auto blindée en galicie »,à Christian Dotremont « l'art de couper, diviser pour mieux mélanger et recoller puis tordre » et la fondation du mouvement Cobra, à Marcel Moreau « Kamalalam », à François Jacqmin « l'art d'épurer jusqu'au silence », à Paul Desmeth des textes majeurs à partir de 1932 sous le titre « simplifications », à Jean Claude Pirotte (1939) divers poèmes.
François Bovesse, assassiné par des rexistes en 1944, libéral et libre-penseur, fut à la fois poète, conteur, dramaturge,journaliste (outre le fait qu'il fut juriste et gouverneur de la province de Namur).
Maurice Carême (1899-1978) est le poète contemporain le plus célèbre de notre pays et son oeuvre a été mise en musique par plus de 200 compositeurs. Si une partie de son oeuvre est destinée à l'enfance, il est aussi un poète grave qui dit des choses essentielles qui tiennent à l'éternel de l'homme. Un autre grand poète actuel est William Cliff.
Marguerite Yourcenar, anagramme de Crayencour (auteur de « les mémoires d’Hadrien » et de « l'oeuvre au noir ») dont la mère était belge et qui fut la première femme élue à l’Académie française en 1980.
Arthur Masson est l’auteur des romans savoureux dans la série « Toine Culot »,mayeur de Trignolles.(botte du Hainaut baignée par le Viroin)
Amélie Nothomb, fille d’ambassadeur, décrit notamment dans « stupeurs et tremblements » le régime stakhanoviste de travail au Japon et son dernier roman « acide sulphurique » traite de la télé-réalité. Le philosophe catholique Eric-Emmanuel Schmitt (Français en voie de naturalisation vivant en Belgique), conteur des temps modernes, produit des best-sellers(« Le libertin », « Odette tout le monde », « Ma vie avec Mozart. »..) ainsi que Xavier Deutsch. Jean-Philippe Toussaint vient d’obtenir le prix Médicis pour son roman « fuir ». Bernard Tirtiaux a écrit de remarquables romans comme « le passeur de lumière » retraçant l’histoire de Nivard de Chassepierre,un maître verrier, à la recherche du vitrail idéal , « les sept couleurs du vent » ou encore « Aubertin d’Avalon ». Arthur Haulot récemment décédé a été directeur de la « maison de la poésie » et un socialiste opposé au fascisme. Jacqueline Harpman, psychanaliste, a écrit plus d'une vingtaine de romans dont le dernier « mes Oedipe » vient de sortir. Jean-Luc Outers auteur de « corps de métier » (prix Rossel 1993) et de « la place du mort » édite la revue « les carnets et les instants » qui vise à promouvoir les lettres belges de langue française.
Pierre Mertens, écrivain belge, juriste et spécialiste du droit international, est membre de l'académie de langue et de littérature et a soulevé des critiques par son livre « une paix royale » considéré comme une imposture car mélangeant fiction et réalité sur la vie de la famille royale.
Parmi les autres romanciers belges actuels , il faut citer aussi André-Marcel Adamek, Philippe Blasband, Francis Dannemark(« le grand jardin »), Thomas Gunzig (« à part moi personne n'est mort »), Xavier Hanotte, Armel Job, François Emmanuel, Caroline Lamarche , Régine Vandamme et Dominique Rolin, Pierre Mertens, Brogniet et Malincoli les Namurois, Barboni, Engel, Lambert, Jean-Philippe Toussaint,....
Pour la Flandre, on peut encore citer Marnix Gijsen et Gérard Walschap (1898-1989)-il répercutera dans son oeuvre les développements religieux,moraux, sociaux et littétaires de la Flandre et y exprime ses griefs scientifiques contre les dogmes religieux- et Paul Van Ostaijen et Willem Elsschot et Geert Van Istendael (poète (les iguanodons de Bernissart) et romancier (histoires au pays des Haies), sans oublier le « labyrinthe belge » où il analyse son rapport amour-haine avec la Belgique, Bruxelles et l'auto-suffisance flamande. Marcel Broodthaers (1924-1976) est aussi un écrivain et poète flamand de renom dont l'oeuvre est à la fois métaphysique et ironique. Jos Vandeloo est connu pour ses best seller « de muur » et « het gevaar ». Citons aussi Josef Deleu, Myriam Van hee et Christien Hemmerechts comme écrivains ou poètes actuels.
Jean Ray (John Flanders) , alias Raymond De Cremer ,est un des plus grands maîtres de la littérature fantastique.(« Contes du Whisky, le grand nocturne », « Malpertuis »).
Les trois grands courants de la littérature belge sont donc outre le symbolisme, le surréalisme et le fantastique.
Tandis qu’au plan de la bande dessinée,aussi surnommé le 9ème art, on doit citer les œuvres de Hergé, abrégé de George Remy originaire d’Etterbeek –qui possède une bibliothèque communale portant son nom depuis peu implantée dans de nouveaux locaux- racontant les aventures du petit reporter Tintin que l’on peut lire de 7 à 77 ans –traduit dans de nombreuses langues. Une statue du petit reporter se trouve près du parc du Wolvendael à Uccle, dans le hall du centre culturel rue Rouge. Un TGV décoré des personnages des albums Tintin vient de relier Bruxelles Midi à Paris ce 10 janvier 2007 pour célébrer le centième anniversaire de la naissance de Hergé(le 22 mai 1907). Un musée à sa mémoire sera inauguré en 2009 à Louvain-la-Neuve.
« Kuifje » en néerlandais ou « Tim» en allemand voyage dans des pays parfois lointains (le temple du Soleil au Pérou, le sceptre d’Ottokar en Syldavie et en Bordurie, deux pays imaginaires, ou rappelant la liaison ferroviaire Bruxelles-Moscou dans Tintin au pays des Soviets ) avec un sens de l’anticipation (On a marché sur la lune)- accompagné de son chien Milou ( Bobby en néerlandais, Struppi en allemand),du capitaine Haddock, du professeur Tournesol (copié sur le professeur Piccard), des deux Dupont et de la Castafiore tous résidant au château de Moulinsart, copié sur celui de Cheverny dans la Loire ; son dernier album « l’alph-art » reste inachevé vu son décès en 1983.
Ensuite il faut citer les histoires de Lucky Luke avec son cheval Jolly Jumper opposé aux Daltons (Morris et Goscinny, dont plus de 300 millions d'albums ont été vendus dans le monde en 30 langues) soumettant les coupables à la sentence du juge Roy Bean usant d’un marteau pour entamer ses audiences; Astérix et Obélix offrant une résistance musclée à l’envahisseur romain dont le dernier album « le ciel lui est tombé sur la tête » est sorti le 14/10 ; les Tuniques bleues (Lambil et Cauvin); Michel Vaillant(Jean Graton) le pilote de course ; Bob et Bobette (« Suske en Wiske » de Willy Vandersteen); furent créés par André Franquin (né à Etterbeek, il a obtenu le prix du festival d'Angoulême en 1974 pour l'ensemble de son oeuvre)Gaston Lagaffe( Guust en néerlandais,1957,incarnation du non-conformisme involontaire, le champion de la bévue et de l'impair), Modeste et Pompon, Spirou et Fantasio et le Marsupilami(créé en 1952) ,de Corto Maltese (Hugo Pratt) ; Natacha la charmante hôtesse de l'air à bord de la compagnie aérienne « Bardaf » (créée en 1965 par Walthéry),les Stroumpfs (Peyo aidé de Yvan Delporte,qui fut rédacteur en chef du journal Spirou et qui intervient aussi dans Benoît Brisfer) ; Spirou (néerl. Robbedoes) fut créé en 1938 par Robert Velter.
On doit citer aussi Néro (Marc Sleen) ; Ric Hochet (André-Paul Duchâteau ),Buck Danny, Black et le physicien professeur écossais Mortimer (par Edgar P. Jacobs, premier collaborateur d'Hergé) dans notamment « la marque jaune », Tif et Tondu ,Bob Morane (créé par Charles-Henri Dewismes alias Henri Vernes), le chien Cubitus (par Luc Dupanloup surnommé Dupa), Yoko Tsuno, pour ne citer que les plus connues ont fait le tour du monde. Tibet est l’auteur de Chickbill , Petit Caniche, Dog Bull et Kid Ordinn,et de Ric Hochet avec André Paul Duchâteau. François Schuiten a obtenu en 2002 le premier prix du festival d'Angoulême et est l'auteur notamment de six albums dans le cycle « des Cités obscures ».
On peut aussi rajouter Jojo, l’agent 212, Cédric, Largo Winch, Boule et Bill (par Jean Roba) conçu pour provoquer le sourire et le rire, l’élève Ducobu, Blueberry, Thorgal, Cubitus, les psy….Bob De Moor a créé Cori le Moussaillon, Monsieur Tric, Bouboule et Noiraud, le Lion de Flandre,...Arthur Berckmans a en 1957 lancé la série Strapontin publié dans le journal Tintin et en 1968 avec Raoul Cauvin les aventures de deux gorilles Sammy Day et Jack Attaway qui démêlent des intrigues au USA d'une façon divertissante. Raymond Macherot a créé en 1954 Chlorophylle et Minimum et en 1967 les personnages de Sybillinne et Taboum. Midam a créé Kid Paddle. Bob Morane, mi-aventurier, mi-barbouze, a été créé en 1953 par Charles-Henri Dewisme.
Dans un genre humoristique, Philippe Geluck est connu pour son « chat » et Pierre Kroll est une star de la caricature satirique politique ainsi que Frédéric du Bus (« la semaine »).
William Vance est l’un des plus grands dessinateurs du moment (série « XIII »).
La Belgique ne compte actuellement pas moins de 650 auteurs de bande dessinée, « la plus grande concentration au monde de héros de papier au kilomètre carré ». Bruxelles est sans conteste la Capitale de la bande dessinée, rôle qu’elle assume parfaitement avec son Centre belge de la bande dessinée (situé dans un ancien magasin de tissus construit par Victor Horta sis rue des Sables inauguré le 3 octobre 1989) et ses nombreuses fresques murales réparties dans toute la ville .
A noter que les premiers dessins animés ont été réalisés par le peintre Blandin et un étudiant nommé Develoose.
Au plan du théâtre comment ne pas citer le mariage de Mademoiselle Beulemans et la pièce Bossemans et Coppenolle (de Frantz Fonson et Fernand Ficheler avec Mme Chapeau dont la statue se trouve à l'angle de la rue du Midi et de la rue des moineaux) ou les fables de Pietje Schramouille jouées dans un truculent bruxellois auquel il faut assister en dégustant une kriek ,une gueuze ou un lambic (que ce soit de la marque « Bellevue » dirigée par Constant Vandenstock (sponsorisant le sporting d’Anderlecht) ou de la marque «Lindemans» ou «Timmermans», «drie Fonteinen» ou encore de la brasserie «Cantillon»).
Le Bruxellois aime la fête est un peu « zwanzeur » et la « zinneke parade » depuis quelques années est un peu un cortège de carnaval à la sauce bruxelloise.
L’acteur Jean-Claude Frison a joué et continue à jouer plus d’une pièce au théâtre du Parc.
Stéphane Steeman s’est déguisé en Madame Gertrude après avoir joué des rôles avec Marion. On les voyait il y a quelques années dans la Revue, spectacle humoristique parodiant les politiciens qui se déroule notamment dans le théâtre des galeries de la Reine. D’autres spectacles dans le même genre sont « les souffleurs au gradins » et « sois belge et tais toi » par la compagnie « Victor » spectacle écrit par Baudouin et André Rémy, où Joël Riguelle le bourgmestre dynamique de Berchem-Ste-Agathe imite à merveille le premier ministre Guy Verhofstadt.
Des humoristes du genre Bruno Coppens, les frères Taloche et François Pirette font travailler les zygomatiques que Raymond Devos, récemment décédé,à l’humour truculent, Ronny Coutteure et Mr Zygo (Bernard Faure) avaient contribué à développer. Paolo Doss est aussi un remarquable humoriste moraliste. Originaire du Congo belge, Pie Tsibanda , conteur et moraliste, est l'auteur des spectacle «un fou noir au pays des blancs » et « c'est pas sorcier ». A citer aussi Sam Touzani et Virginie Hocq.
Au plan de cinéma citons Henri Storck (« misère au Borinage » racontant le dur labeur des mineurs), Audrey Hepburn(née à Bruxelles d’un père anglais et d’une mère hollandaise, elle a reçu dernièrement du président Bush la médaille de la liberté pour son œuvre au profit de l’Unicef) et aujourd’hui les frères Dardenne qui reçurent la palme d’or à Cannes pour leurs films de cinéma social « Rosetta » (qui donna son nom à un plan de résorption de l’emploi) -où Emilie Duquenne joue le rôle d’une jeune fille déprimée, désespérée puis battante et survivante-et tout récemment « l’enfant » où un père loue son appartement sa femme étant enceinte et fait adopter son bébé pour le seul appât du gain. Leur premier film « le fils » met à l’honneur l’acteur Olivier Gourmet. Outre Deborah François et Jérémie et Natacha Rénier, Arta Dobroshi est l'héroïne de leur dernier film « le silence de la Lorna », ayant pout thème le mariage simulé.
L’acteur Benoît Poelvoorde est aussi à citer dans un registre plus populaire avec notamment « c'est arrivé près de chez vous », « les convoyeurs attendent »,« le vélo de Ghislain Lambert » image du cyclisme dans un pays où les kermesses cyclistes surtout en Flandre sont très répandues, et plus récemment « Podium » en 2004 et « cow boy », récit d'une prise d'otage réelle, en 2007. Jaco Van der Maele est l’auteur des films « Toto le Héros » et du film « le 8ème jour », palme d’or au festival de Cannes qui met en scène Pascal Duquesne qui malgré sa trisomie interprète avec brio des rôles au cinéma et au théâtre (CREAHM). Les actrices Cécile de France et Marie Gillain sont aussi à citer. Gérard Corbiau est connu pour le « Maître de Musique » « Farinelli, il castrato » et « le Roi danse ».
Un autre auteur de film est Dominique Deruddere. Dans le domaine du cinéma d’animation révolutionnaire, on peut citer Raoul Servais. Marion Hänsel a été élue femme de l'année en 1987 et un de ses films a été couronné au festival de Venise. André Delvaux a adapté « l'oeuvre au noir »de Marguerite Yourcenar. Eric Van Looy a réalisé pas mal d'émissions TV et de longs métrages (« de zaak Alzheimer ») et Jean Claude Van Damme né Van Varenberg surnommé « muscles from Brussels » joue le rôle d'un karateka dans de grosses productions américaines.
André Delvaux (« Benvenuta », « l'homme au crâne rasé ») est le maître du suréalisme magique qu'il définissait comme « une forme de réalisme où il y a une feinte de la réalité ».
On peut aussi citer comme réalisateurs Frédéric Fonteyne (« une liaison pornographique » ) et Bertrand Tavernier (« l'appât) et les Régnier (Natacha et Jérémie), Rob Van Dijck, Marc-Henri Wajnberg,..... Citons aussi le cinéaste Lucas Belvaux,François Damiens et Viriginie Efira (« le siffleur »,doublage de film d'animation)
Enfin, n'oublions pas l'acteur Jan Decleir, surnommé le « Marlon Brando » flamand. Des Belges moins connus comme Bauchau sont des vedettes du cinéma américain.
Et originaire de La Louvière dans la région du centre, Franco Dragone est le concepteur du « cirque du soleil » (dont les bureaux sont établis dans le quartier Saint Michel à Montréal ) tout comme des spectacles de la chanteuse québecoise Céline Dion.
Au plan de la chanson populaire, on doit citer bien sûr Jacques Brel qui décrit sa Belgitude dans « le plat pays qui est le mien » et passa la fin de sa vie aux Iles Marquises.-il vient d’être choisi comme le plus grand Belge au classement RTBF-, Jean Vallée (de son vrai nom Paul Goeders-« l’amour ça fait chanter la vie »), Philippe Lafontaine (« coeur de loup »), Pierre Rapsat, Maurane (« si aujourd'hui », « je me suis envolée, », Jean-Louis Daulne, Arno (« chic et pas cher »-« French Bazar »),Jo Lemaire, Axelle Red(« Kennedy Boulevard »)-, alors que d’autres auparavant comme Annie Cordy qui fut anoblie-de son vrai nom Leonia Cooreman-(« la bonne du curé », « Frida um papa »), Sœur Sourire (« Dominique-nique-nique »),Plastic Bertrand (« ça plane pour moi »), Frédéric François (« je t'aime à l'Italienne »), ou Sandra Kim (remportant le prix du grand prix eurovision à Bergen en Norvège en 1986 avec « j’aime la vie ») et les « gangsters d’amour »avec Jef Bodart(« gangsters of love do never die ») se sont illustrés. Le chanteur de rock Johnny Halliday de son vrai nom Jean-Philippe Smet (« toi ma gueule », « les portes du pénitencier »)est de père belge .
On peut citer aussi Hoover Phonic, Vaya con Dios, Marka, Deus et bien sûr, originaire de Braine L'Alleud, « Girls in Hawaai ».( « From here and there », « plan your Escape »); originaire de Lessines, Lou and de Hollywood Bananas est connu pour « Kingston, Kingston », « les petites rues de Singapour ».Polaris( surnom de l'étoile polaire) était au top du hit parade dans les annés 70.
Julos Beaucarne, originaire d’Ecaussines près de Soignies ( il étudia dans le même collège que Van Zeeland) est connu pour son succès « la petite gayole » et « 180 millions de francophones » et aujourd’hui installé à Tourinnes-la-Grosse est un chanteur-poète wallon populaire .
Toots Thielemans et son harmonica a été anobli par le roi Albert II tandis que Adamo, originaire de Jemappes près de Mons a composé une chanson pour notre reine (Dolce Paola) et est même allé chanter en japonais dans l’Empire du Levant. Les groupe Sttellla (avec Jean-Luc Fonck et les trois guitares de Phil, Léo et Christian) et Urban Trad (candidat belge terminant deuxième lors de l’eurovision 2003 dans une langue imaginaire) sont plus récents. Sur les traces de Jacques Brel (« c'était au temps au Bruxelles chantait »), Marie Warnant, Dick Hannegard et Bénabar (« l'effet papillon » dans le nouveau cd « Infréquentable »)ont composé des chansons avec Bruxelles pour thème.
Django Reinhardt (1910-1953) a changé la perception de la musique tzigane en l'insérant dans le jazz, musique développée dans l'entre deux guerres.
Actuellement, il faut citer Johan Verminnen et Willem Vermanderen, Raymond Van het Groenewoud, Clouseau (« de Nobelprijs »), Urbanus et Dana Winner (chantant en néerlandais ex.cd« licht en liefde »et allemand ex.cd « Mein Weg ») Will Tura, Helmut Lotti « le chanteur polyglotte de charme ». Le courtraisien Ozark Henry est une figure montante qui vient de faire salle pleine à Forest National. On peut rajouter aussi actuellement Kate Ryan, K3, Kayes Styles, Udo, Thor, Laura Lynn,Zita Swoon,Eddy Wally,...
Fud Candrix décédé en 1974 est un musicien de jazz chef de file du bigband.
Pour attendrir les enfants, je vous donne un tuyau : écouter les chansons de Christian Merveille(ou d’Henri Dès),de Philippe Donnez ,Mamemo (voir le site web « autre chose pour rêver » pour plus d'infos en ce domaine ) ou lire les poèmes de Maurice Carême,(1899-1978) considéré comme le poète contemporain le plus célèbre du pays. Il conte des choses essentielles qui tiennent à l’éternel de l’homme.
Pol Luka est le frère du peintre-sculpteur Charles Delporte connu pour ses lunes . Originaire de Charleroi, celui-ci possède un musée à Damme et à Thy-le-Château.(sculptures aussi près de l'avenue Bernheim-Casernes à Etterbeek et de la gare de Saint-Ghislain)
Pour écouter des concerts je vous conseille de consulter le programme soit des Halles de Schaerbeek, de l’Ancienne Belgique (AB) ,du Botanique ,du Cirque royal ou de Forest-National.
Le plus souvent, au début de l'été, se déroulent des festivals en Wallonie (le Dour Music Festival en début juillet (Borinage), Esperanzah à Floreffe,Ward' in Rock à Wardin,Gaume Jazz festival à Rossignol,Les Ardentes à Liège,les Francofolies de Spa,...), en Flandre (Torhout Werchter, Sfinks à Boechout (musiques du monde), Folk Dranouter, Cactus à Brugge, Lokerse Feesten, Jazz Middelheim à Anvers, Belgium Rythm 'n' Blues Festival à Peer, Marktrock et Beleuvenissen à Leuven, Dranouter, Suikerrock à Tienen,...) ou à Bruxelles (Couleur Café à Tour et Taxis après les nuits du Botanique et le Jazz Marathon, Brussels summer festival (anc.Eu'ritmix ), ....A Hasselt, même les plus jeunes (Pukkelpop) et le troisième âge (Rimpelrock) ont leur festival !
Toujours en été dans le domaine de la musique classique, il faut citer le festival des Midis-Minimes (église des Marolles),le festival de Wallonie (en avril), la nuit de Beloeil, les festivals de Horrues et de Roisin, le festival musical d'Enghien en mai et le juillet musical de l'abbaye d'Aulne dans le Hainaut, Stavelot, Huy,ou encore dans les ruines de l'abbaye deVillers la Ville ( la nuit des choeurs)....et dans le domaine du théâtre ou de l'opéra le festival des arts théâtraux de Ittre (théâtre de la Valette), de Spa, de Chassepierre et Namur (arts de la rue), au château de la Hulpe ou au château de Grand Bigard.
Du côté flamand, à citer aussi le « Klinkende Munt » et le « Klara festival » , le festival van Vlaanderen (à Bruxelles et Gent) et le « Blue Note Records festival » à Gent pour le jazz.
Dans le registre de la musique classique le violoniste et compositeur Eugène Ysaye créa en 1937 un concours auquel succéda le Grand Prix Reine Elisabeth qui se déroule tous les deux ans alternativement pour le piano, le violon et le chant. Gérard Mortier inspire les créations des plus grands opéras européens et Philippe Herreweghe est un chef d’orchestre réputé internationalement, spécialiste de Bach, qui fonda le Collegium vocal. César Franck (1822-1890) est un compositeur de notamment « les variations symphoniques » et fut organiste à Sainte-Clotilde à Paris. On doit à Pierre Bartholomée divers opéras dont Œdipe sur la route, d’après le livre d’Henri Bauchau. André Ernest Grétry (Liège,1741-Montmorency,1813) est l'auteur de nombreux opéras et comédies.
Modeste Grétry(1741-1813) naquit à Liège et est connu pour ses opéras dramatiques, en tant que précurseur de l’opéra comique français-et il terminera sa vie à Montmorency dans le domaine où vécut Jean-Jacques Rousseau, revêtu de la légion d’honneur que lui avait accordée Napoléon- tandis que François Joseph Fétis fut un compositeur dont le nom a été donné à plusieurs rues dans diverses communes. Guillaume Lekeu est aussi un compositeur d'une cinquantaine d'oeuvres; né en 1870 il décédera trop jeune à 24 ans. Arthur Grumiaux s'inscrivit dans la plus pure tradition de l'école belge du violon représentée par Henri Vieuxtemps et Eugène Ysaÿe. Pureté de style, beauté lumineuse de la sonorité, élégance du coup d'archet caractérisent son jeu.
La musique contemporaine belge est aussi grandement redevable au compositeur Henri Pousseur.
A la Monnaie depuis 1990, Bernard Foccroule a succédé à Gérard Mortier.
Enfin, sur les traces de la « Malibran », de son vrai nom Maria de la Felicidad Garcia,(qui donne son nom à une rue d ‘Ixelles à prximité de la place Flagey et qui a épousé en seconde noce le violoniste Charles de Bériot qui donne lui son nom à une rue de Saint Josse ten Noode où se trouve le commissariat de police, à proximité de l'hôtel communal) les voix de José van Dam ou de Marie-Noëlle de Callataÿ ou de Shadi Torbey accompagnées de Véronique Bogaerts au violon ou d’un orchestre dirigé par Georges Octors ont de quoi régaler les tympans ! Des concerts se déroulent régulièrement au Conservatoire sis rue de la Régence, ou dans la salle « Henry Leboeuf »du palais de Beaux Arts ou encore durant les vacances d’été dans l’église des Minimes (festival Midi-Minimes).
L'histoire du chant belge s'articule autour du théâtre de la Monnaie, de ceux de Liège, Anvers et Gand ainsi que des conservatoires présents dans ces quatre villes.Grâce aux directeurs Stoumont et Calabresis puis Dupont et Lapissida, le théâtre de la Monnaie deviendra la deuxième scène lyrique francophone la plus réputée après l'opéra de Paris vers 1900.L'offre se diversifia ensuite avec le Palais de Beaux Arts et la salle de la place Flagey. Fermé au lendemain de la deuxième guerre mondiale, la Monnaie sera dirigée jusqu'en 1953 par Corneille de Torent.
Parmi les voix de stentors, on doit citer celles de Ernest Van Dijck (spécialiste des opéras de Wagner),Ernest Tilkin Servais,Fernand Ansseau (interprétant avec Fanny Heldy Don José dans « parle moi de ma mère » morceau de Carmen de Bizet),Hector Defranne, René Maison(qui alla jusqu'à chanter dans le plus grand opéra du monde, celui de Buenos Aires en Argentine), Vina Bovy, Charles Fontaine, Jean Nottet, Armand Crabbé, et Clara Lardinois surnommé Blanche Arral (qui épousa un prince russe à Saint Petersbourg puis devenue veuve,voyagea jusqu'en Australie et fonda l'opéra d'Hanoï au Vietnam). Certains d'entre eux présentèrent leur talents aux Etats Unis de Chicago à Philadelphie en passant par Boston.(voir collection d'Yves Becko exposée au musée Belvue) A citer aussi Marie Sasse (soprano,1834-1907), Ernest Van Dijck (1861-1923, ténor), Clara Clairbert (soprano,1899-1970) qui eurent du succès à la Monnaie.
L'art du carillon fut développé par Joseph Denyn (1862-1941) et Peter Benoît (1834-1901).
Au plan du ballet et de la danse classique il faut citer Anne Teresa De Keersmaeker et Maurice Béjart (décédé en fin 2007), certes Français mais qui a établi en 1960 à Bruxelles « le ballet du XXème siècle » avant qu’il ne déménage à Lausanne.Jan Lauwers est aussi un chorégraphe connu.
Au plan de la tapisserie, aucun pays ne peut s’enorgueillir d’avoir été, comme la Belgique, un centre prospère d’art de la tapisserie qui triompha sans faiblir depuis la fin du 14ème siècle jusqu’au 18ème siècle. En Europe, l’industrie de la tapisserie des provinces méridionales des Pays-Bas est incontestablement plus caractéristique que l’art de ses peintres réputés. Durant trois siècles, du 15ème à la fin du 17è, le tissage des tapisseries était la principale source de revenus dans ces contrées. Le métier de tisseur de tapisserie était particulièrement florissant dans les villes du bassin de l’Escaut comme Tournai (Triennales), Roubaix, Audenaerde, Enghien, Malines, Bruxelles, Atrecht,..(voir la maison Jonathas à Enghien avec quelques exemplaires)
Au cours du 18è siècle, l’art de la tapisserie perd toute son originalité par l’imitation servile des œuvres de la peinture.
Dès le Moyen Âge, le goût de luxe, notamment dans le vêtement, contribue à l'expansion de la dentelle (« lace en angl-Spitze en all »).: les couturiers des rois et des nobles en font un large usage dès que cols et poignets de chemise deviennent apparents. Jusqu'à la fin du 17è la dentelle est appelée dans les Pays-Bas méridionaux « dentelle de Flandre ».Ce n'est que plus tard que seront confectionnées des dentelles à motifs floraux fins et épais, motifs qui deviendront caractéristiques de la véritable dentelle de Bruges. A Bruxelles,sous l'influence de la dentelle de Malines,on évoluera vers le « point Duchesse ». Par ailleurs , l'industrie textile belge (tissage,tricot, tapis,créations de la mode) joue un grand rôle dans le commerce extérieur belge.
L'art du verre est développé dès 1825 à Seraing au Val Saint Lambert qui occupait 4000 ouvriers en 1910. Au 19ème siècle, l'industrie du verre, concentrée dans la région de Charleroi, constitue le 3è pôle de l'économie wallonne après les charbonnages et la sidérurgie. Existent aujoud'hui l'Union scientifique et technique du verre et l'Institut scientifique du verre pour promouvoir ce secteur en tant qu'interface entre recherche et industrie. Deux grandes firmes actuelles dans ce secteur sont Glaverbel et les glaceries Saint-Roch.
La porcelaine est aussi présente à Baudour, Tournai, Etterbeek. Divers musées notamment à Mons et Tournai présentent quelques belles pièces. A noter aussi les faïenceries « Royal Bosch » à La Louvière et le salon de la céramique ancienne qui se tient en mai au château d'Enghien.